Transmission instable du capital et absence de transformation structurelle : Evidence empirique du Mali (1990–2023)
|

Transmission instable du capital et absence de transformation structurelle : Evidence empirique du Mali (1990–2023)

et article analyse la relation entre investissement public, investissement privé et transformation structurelle au Mali sur la période 1990–2023. Contrairement aux approches fondées sur des proxys indirects, il mobilise une mesure directe de la transformation basée sur la réallocation sectorielle. L’analyse repose sur un cadre ARDL–ECM enrichi de tests de non-linéarités et de ruptures structurelles. Les résultats montrent que la relation entre investissement public et investissement privé est faible et dépendante du régime institutionnel. Surtout, aucun lien robuste n’est identifié entre accumulation du capital et transformation structurelle, tandis que la dynamique productive apparaît fortement persistante.

Mali after 25 April 2026: Why Assimi Goita’s Junta Can No Longer Restore Its Pre-crisis Equilibrium
| |

Mali after 25 April 2026: Why Assimi Goita’s Junta Can No Longer Restore Its Pre-crisis Equilibrium

The Bamako blockade, the collapse of the protective myth, and the limits of AES-Russian backing Abstract This note examines the sequence opened in Mali by the coordinated attacks of 25 April 2026 and extended, through mid-May, by the blockade of Bamako, territorial reversals in the North, persistent violence in the Centre, and the reconfiguration of…

Mali après le 25 avril 2026 : pourquoi la junte d’Assimi Goïta ne retrouve plus l’équilibre d’avant-crise
| |

Mali après le 25 avril 2026 : pourquoi la junte d’Assimi Goïta ne retrouve plus l’équilibre d’avant-crise

Blocus de Bamako, mythe protecteur brisé et limites de l’adossement AES-russe Résumé Cette note examine la séquence ouverte au Mali par les attaques coordonnées du 25 avril 2026 et prolongée, jusqu’au milieu du mois de mai, par le blocus de Bamako, les revers territoriaux du Nord, la persistance des violences au Centre et la reconfiguration…

Répression, vie chère et gouvernement par l’opacité au Mali
|

Répression, vie chère et gouvernement par l’opacité au Mali

Cette note analyse la séquence politique, sociale et médiatique observée au Mali entre le 18 et le 24 avril 2026. Elle avance que des événements en apparence dispersés — maintien en détention du journaliste Youssouf Sissoko, préavis de grève dans l’enseignement supérieur, déguerpissements à Bamako, hausse des prix des carburants, tensions humanitaires dans le Nord,…

Avant-propos du dossier : démocratie, souveraineté et reconstruction sociale dans le Sahel contemporain
|

Avant-propos du dossier : démocratie, souveraineté et reconstruction sociale dans le Sahel contemporain

Résumé Cet avant-propos situe le dossier du CRAPES dans une même problématique : la crise contemporaine du Sahel ne peut être comprise ni gouvernée en dissociant démocratie, souveraineté, retrait de l’État, fermeture civique et développement. À partir d’une lecture comparée du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, il présente le fil directeur…

Démocratie substantielle et développement inclusif au Sahel : conditions d’un cercle vertueux politico-économique
|

Démocratie substantielle et développement inclusif au Sahel : conditions d’un cercle vertueux politico-économique

Résumé
La relation entre démocratie substantielle et développement inclusif au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad révèle une crise qui ne relève pas seulement de la rareté. Elle tient aussi à l’érosion de la reddition de comptes, du pluralisme, de la prévisibilité institutionnelle et de la capacité de l’État à orienter les ressources vers des biens collectifs visibles. À partir d’une comparaison qualitative, cet article identifie quatre mécanismes qui entretiennent le cercle vicieux sahélien : la budgétisation militarisée, l’opacité fiscale, la marginalisation territoriale et la dégradation de l’apprentissage politique de l’État. Le détour comparatif par le Botswana, le Ghana, Maurice et, dans une moindre mesure, le Sénégal montre qu’une démocratie substantielle ne garantit pas mécaniquement l’inclusion, mais qu’elle améliore les conditions de la prévisibilité, de la confiance et de la correction des choix publics. L’analyse conduit à préciser les conditions institutionnelles, fiscales, territoriales et sociales nécessaires à une réversibilité du blocage sahélien.
Mots-clés : démocratie substantielle ; développement inclusif ; économie politique ; Sahel ; reddition de comptes ; marginalisation territoriale.

Fragmented Sovereignty and the Limits of Substantive Democracy: Evidence from the Sahel
|

Fragmented Sovereignty and the Limits of Substantive Democracy: Evidence from the Sahel

Abstract : This article revisits the relationship between democracy and inclusive development by introducing fragmented sovereignty as a conditioning variable. While dominant approaches in political economy contend that inclusive institutions foster long-term development (Acemoglu & Robinson, 2012; Sen, 1999), they rest on an implicit assumption: the existence of a unified state capable of enforcing rules, ensuring…

RÉINGÉNIERIE DE LA LOI DE FINANCES EN CONTEXTES DE FRAGILITÉ ÉTATIQUE : Vers un cadre de « loi de finances résiliente » Le projet de loi de finances 2026 du Mali comme cas-laboratoire analytique
|

RÉINGÉNIERIE DE LA LOI DE FINANCES EN CONTEXTES DE FRAGILITÉ ÉTATIQUE : Vers un cadre de « loi de finances résiliente » Le projet de loi de finances 2026 du Mali comme cas-laboratoire analytique

Dans les États en situation de fragilité, la loi de finances demeure largement conçue comme un instrument de discipline macro-budgétaire centré sur la conformité aux agrégats, alors que les contraintes déterminantes relèvent de la trésorerie, de la légitimité sociale et de la vulnérabilité institutionnelle. Ce décalage soulève un paradoxe analytique : comment des lois de finances…

CONCEVOIR LA LOI DE FINANCES EN CONTEXTE DE FRAGILITE : Une analyse institutionnelle comparative des États sahéliens
|

CONCEVOIR LA LOI DE FINANCES EN CONTEXTE DE FRAGILITE : Une analyse institutionnelle comparative des États sahéliens

Dans les États en situation de fragilité, les lois de finances continuent d’être principalement évaluées à l’aune des agrégats macro-budgétaires, alors même que les contraintes décisives relèvent du design institutionnel, de la gouvernance de la trésorerie et de la légitimité étatique. Cet article propose une analyse institutionnelle comparative des lois de finances sahéliennes afin d’évaluer la portabilité analytique du cadre de la Loi de finances de résilience (LFR). À partir d’un codage qualitatif de lois de finances initiales et de leurs annexes budgétaires, l’étude met en évidence trois invariants récurrents : la dissociation structurelle entre autorisation budgétaire et gouvernance de la trésorerie, l’érosion systémique des fonctions étatiques vitales et la priorité institutionnelle accordée aux dépenses de souveraineté politique. Ces invariants fondent une typologie institutionnelle distinguant des budgets de survie institutionnelle, de stabilisation apparente et de transformation structurellement bloquée. L’article montre ainsi que la fragilité budgétaire résulte largement de la conception institutionnelle des lois de finances elles-mêmes, au-delà des chocs exogènes et des performances macroéconomiques observées.

Fin de contenu

Fin de contenu